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La proposition concordataire
La proposition concordataire en vertu de la Loi sur la
faillite et linsolvabilité
(LFI) reste un outil méconnu des sociétés
en difficulté financière.
Votre société connaît de sérieux
problèmes de liquidité. Le gouvernement a saisi le compte
de banque pour taxes impayées. Plus moyen de fonctionner. Il y
a un bon moment que les énergies des membres de la direction
ne sont plus consacrées à la gestion de
lentreprise mais plutôt à
gérer la crise, ce qui ne fait
quaggraver les problèmes.
Pourtant, vous en êtes certain, votre société
pourrait sen sortir, si seulement on
lui laissait le temps. Est-ce la fin ? Pas nécessairement.
La LFI comporte des dispositions permettant à une
entreprise insolvable mais viable de surseoir aux procédures
entreprises par les créanciers, y compris les créanciers
garantis, le temps détablir un
plan de redressement et de mettre sur pied une proposition qui sera
acceptable pour ses créanciers.
La société a besoin de temps pour évaluer sa
situation financière et formuler une proposition viable. Il
serait alors sage denregistrer dans
un premier temps un avis dintention
de faire une proposition laquelle devra être déposée
dans les 30 jours qui suivent
lenregistrement de cet avis sauf si
ce délai est prolongé par le tribunal.
La proposition peut sadresser tout
autant aux créanciers garantis
quaux créanciers non-garantis.
Le type de proposition le plus connu est le classique
règlement des dettes non-garantis à « X » cents
sur le dollar réparti en un ou plusieurs versements. Mais
plusieurs autres formes de règlement peuvent être
soumises aux créanciers : distribution aux créanciers
dun montant déterminé,
distribution dactions dans la
société, moratoire de paiement pour une période
donnée, etc.
Les principaux critères à retenir : la proposition
doit être viable, être effectuée de bonne foi et
être à lavantage des
créanciers. Le syndic auprès duquel est enregistrée
la proposition devra soumettre un rapport écrit aux
créanciers sur celle-ci dans lequel il effectuera ses
recommandations sur son acceptation ou son rejet.
Pour être acceptée, une proposition doit être
approuvée par une majorité en nombre (50%+) et par 2/3 en
valeur des créanciers ayant voté sur la proposition.
Enfin, elle doit être ratifiée par le tribunal, lequel
doit sassurer que la proposition est
bel et bien à lavantage des
créanciers. Dans
léventualité où
lun de ces critères ne serait
pas rencontré, la société serait dès lors
réputée en faillite. Cest
pourquoi la formulation de la proposition et les discussions avec
les créanciers avant
lassemblée sont si importantes.
Le professionnel de
linsolvabilité
savèrera
dun grand secours pour la
société insolvable à cet égard.
« Ce texte ne constitue pas un avis juridique »
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